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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 17:49

Nous rejoignons les rues poussiéreuses d’Hakkari en début de soirée. La fin du Ramadan vient d'être annoncée, les rues, les restaurants sont alors bondés. C’est la fin du jeûne et des familles entières investissent les rues joncées de stands vendant toutes sortes de victuailles, figues séchées, boulettes de tomates au boulgour…nous réussissons non sans mal à trouver une table libre où dîner avec Polat et sa petite équipe. Une paire d’heures plus tard, aussi soudainement qu’elle est montée, l’animation retombe et les rues redeviennent désertes. Pendant les deux jours et demi de notre second passage à Hakkari, la ville vivra au rythme des horaires du jeûne et des prières... et nous aussi.

 

Les rues d'Hakkari

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La population de Hakkari est quasiment 100% kurde, et les kurdes sont majoritairement de religion musulmane de la branche sunnite.

Le retour à Hakkari si c'est le temps d'une douche et d’un repas copieux, est aussi l’heure du dilemme concernant  la suite du programme :

  • se ravitailler et retourner dans le massif du Çilo, achever Mir Hamza ou bien essayer d’atteindre la partie sud-est du Çilo.
  • découvrir la vallée située derrière les remparts du Reşko que nous observions du camp.
  • tenter une exploration sur l’autre ilot montagneux du sud est de la Turquie, le mystérieux Sat.
  • nous rendre dans le Kaşkar qui était originellement le plan de secours.

 

En soirée, à Hakkari

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Encouragés par cette première expérience réussie dans le massif du Çilo, nous optons pour le massif du Sat : ce massif se situe plus à l’est c’est à dire aussi plus près des frontières iraniennes et irakiennes, zone très surveillée par l’armée turque.

Nous partons à Yüksekova. Afin de ne pas perdre de temps à chercher une vaine autorisation ou information sur l’accès aux montagnes comme nous l’avions fait à Hakkari, nous demandons sitôt arrivés à un chauffeur de taxi de nous rapprocher du massif en nous conduisant à Çevre, village ou lieu-dit devant nous servir de point de départ pour accéder à la vallée du Sat, nous serions au pire stoppés par un barrage militaire. C’est cette expérience que nous vivrons à quelques mètres du dernier tronçon de route qui mène à Çevre.

Les militaires seront sans équivoque : « Il faut partir, il est interdit de circuler dans ces montagnes, c’est truffé de terroristes ». Après un semblant d’interrogatoire en anglo-turc qui avait plus pour but de nous impressionner que de nous soutirer des informations, et une fouille rapidement découragée de nos nombreux sacs. Nous avons pour ordre de déguerpir de la région dans les heures qui suivent. "Tammam*", nous avons déjà le Kaşkar en ligne de mire.

 

Voir articles "Accés au massif du Çilo et du Sat""Accés au massif du Çilo et du Sat (suite) et"Accés au massif du Çilo et du Sat, conclusion"

 

 *Tammam (mot turc): "d'accord"

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Published by Barbara Satre
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Çilo Sat'ourne!

Le film!

 

Sorry, je l'enlève pour qu'il reste exclusif jusqu'au 25 octobre prochain. Date des rencontres Expé à Grenoble.

Vu à la télé kurde