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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 22:21

La fin de notre séjour à Mergan approche. Dans quelques heures, l’aventureuse 406 et son chauffeur rejoindront le camp de Mergan pour nous descendre à Hakkari.

 

Une journée plus courte mais dédiée à un projet non moins ambitieux : il s’agit en effet de rapidement démonter le camp afin d’épargner une grosse après-midi qui sera consacrée aux dernières explorations, qu’elles soient culturelles pour Barbara ou géographiques pour Alex et Thomas.

 

A le découverte des lacs 

3 heures plus tard, il ne reste qu’un empilement de sacs sur l’herbe aplatie de notre camp. Thomas et Alex partent vers le nord-ouest ou une crête herbeuse leur permet de basculer sur les renforts extérieurs du massif. Derrière les renforts rocheux de Mir Hamza, les reliefs tapissés d’herbe sont nettement plus arrondis. Malgré les jambes fatiguées de la veille, les sacs légers et le terrain beaucoup plus facile amènent Thomas et Alex à dérouler sur une distance intéressante.

 

Les dernières heures dans la vie du camp

Ce paysage doux et uniforme contraste avec les couleurs tranchées et les géométries anguleuses du cœur massif. Ils atteignent un premier lac précédemment repéré sur Google Earth. De là un deuxième lac se dessine qu’ils rejoindront en une petite heure. De l’or bleu dans un écrin vert. Ces deux lacs d’une surface honorable (voir photo) sont encore bien remplis en cette date avancée dans l’été. Ils témoignent des ressources hydrauliques certaines dans le massif. En effet, à ces lacs qui alimentent un torrent s’ajoute le torrent de Mergan probablement généré par la fonte des glaciers. Ces deux flux se rejoignent en dessous du camp de Mergan et se jettent dans la rivière qui longe le massif sur sa partie ouest et traverse Kirig Dag. Voir article "l'Or bleu"

 

Dans la vallée de Mergan, Barbara passera sa dernière journée avec les kurdes : échanger, s’imprégner encore de ce mode de vie. Le Ramadan a commencé depuis 2  jours. Sous cette chaleur accablante et sans hydratation, les activités deviennent encore plus laborieuses. Aux heures creuses de l’après-midi, on s’abrite dans les tentes et on se rafraîchit le visage avec cette eau interdite à la consommation tant qu’il fait jour. Les enfants sont dispensés du jeune même s’ils essaient de jouer le jeu... à moins qu’ils ne jouent avec le jeûne: ils font semblant d’ingurgiter des aliments, avalent une gorgée d’eau puis la recrachent, titillent cette règle comme pour mieux en appréhender les contours et s’y préparer.

 

Polat et le chauffeur arrive avec un peu d’avance, ils sont en effet accompagnés d’un ami journaliste de Polat, Hamza, désireux de réaliser un petit reportage sur le camp de Mergan et notre visite. Les questions tournent bien sûr autour de la nation kurde et de leur combat.  Le camp kurde traditionnel de Mergan est aussi l’objet de son reportage et, comme remarqué lors de la fête de la tonte, les bergères se prêtent volontiers au jeu de la caméra. Un brin intimidées lorsque le cache tombe, elles s’agaillardissent cependant rapidement, et c’est spontanément qu’elles entonnent un air kurde en battant le yaourt…  Voir article "sous les flashs"

 

Une demi douzaine chansons kurdes plus tard, les silhouettes de Thomas et Alex se détachent de l’horizon. Il va falloir se dire au revoir.

 

Des marches éprouvantes sur les pentes compliquées aux rimailles béantes, c’est le moment des adieux que nos avons le plus détesté.

 

 

 

 

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Published by Barbara Satre
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Sorry, je l'enlève pour qu'il reste exclusif jusqu'au 25 octobre prochain. Date des rencontres Expé à Grenoble.

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